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URCAN Point sur la situation des ports de plaisance |
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Latent depuis de nombreuses années, le déficit des places dans les ports a été révélé brutalement il y a quatre ans par l’action simultanée des Professionnels, (Fédération des Industries Nautiques), des Associations de plaisanciers, de quelques Ediles, constatant qu’ils ne pouvaient plus satisfaire les besoins d’hébergement des bateaux de leurs administrés. Très tôt, l’URCAN, a tiré le signal d’alarme dans l’île de Ré constatant l’allongement des listes d’attente dans les ports du pertuis. Où en est-on dans notre terrain de jeux naturel, la façade atlantique et dans l’île? Entre la Loire Atlantique et la frontière Espagnole, il y a peu de projets d’envergure, et insuffisants pour pallier la demande qui, à l’image de l’ensemble du littoral français, continue de croître, malgré les 30.000 places déjà existantes. Au sud, les Pyrénées Atlantiques offrent trois ports de plaisance soit environ 1500 places. Dans les Landes, Cap Breton, seul port du département , 950 places. Dans la Gironde, 11 ports dont 10 sur le Bassin d’Arcachon, totalisent 5500 places. Seule extension réelle, celle de Port Médoc, dont la capacité va être portée de 800 à 1200 places. Pour le reste, il faut compter sur l’imagination des responsables locaux qui doivent faire la chasse aux places perdues, réaménager le calepinage des pontons, organiser les mouillages, et tester comme à Anglet l’alternative d’un port à sec qui verra le jour pour la saison 2009, réalisation d’une aire capable de stocker 400 bateaux à moteur d’une longueur maximum de 9m. sur 3 niveaux. Le terrain, situé dans la concession du port de commerce de Bayonne, est de 8000m2 et appartient au Conseil Régional d’Aquitaine. Plus haut, en Loire Atlantique, 6 ports principaux,( Piriac, La Turballe, Le Croisic, La Baule-Le Pouliguen, Pornichet et Pornic )offrent 4800 places sur pontons ert mouillages. Délai d’attente pour une place: 7 à 10 ans. La loi littorale bloque tout projet et il ne reste que les réaménagements et le système “D” comme dans le sud. Donc dans ce département aussi, collectivités et initiatives privées se retrouvent pour étudier la faisabilité de ports à sec, notamment dans l’estuaire de la Loire, sur la rive sud, avec 2 sites retenus, à Paimboeuf, en cours, et au Carnet, pour un ensemble de 650 places. Enfin, la commune de Préfailles étudie la possibilité de transformer son mouillage d’échouage de 250 places en port en eau profonde, mais rien de concret avant 2010 ou 2011. Situation plus favorable en Vendée et Charente Maritime: Brétignolles sur Mer travaille sur un projet d’envergure qui a reçu l’aval de la population locale, (rare ! ) qui comportera 1000 places gagnées, non pas sur la mer, mais sur la terre, cette fois, en creusant les abords d’un ruisseau en bordure de la ville. Le chantier va durer 2 ans et le port devrait être opérationnel en 2011. Coût estimé : 35 millions d”euros, financés par la vente des places et des emplacements commerciaux et professionnels, ainsi qu’une subvention minimum de 20% du conseil Général de Vendée. Ce nouveau port sera en outre protégé en mer par la construction de deux digues de 570 et 450 m qui formeront rade-abri. C’est quand même moins cher qu’une certaine piscine rétaise dans laquelle, d’ailleurs, on ne mettra jamais autant de bateaux ! Saint Gilles Croix de Vie étudie la possibilité de porter de 120 à 220m la longueur du ponton visiteurs associée à un élargissement de le souille et un déroctage à moins 2m. Objectif: mise en service été 2009. A plus long terme ( 5 ans ) la ville a confié une étude à Créocéan pour réaliser une darse circulaire, creusée en pleine ville et susceptible d’accueillir une cinquantaine de bateaux avec un tirant d’eau maxi de 4.50m. La Charente Maritime offre près de 10.000 places réparties dans une multitude de sites, dont les plus importants sont La Rochelle avec 3600 places, Royan, 1000,Saint Denis d’Oléron 750, Ars en Ré, 550 viennent ensuite Le Douhet (Oléron 356, Rochefort 320, La Palmyre 300,Meschers 285, La Flotte 280, Boyardville 250, Saint Martin de Ré 220 Marennes 200, Marans 180, Mortagne 150. Malgré cette offre importante, la pression de la demande augmente et de nouveaux projets sont en étude pour y répondre et soutenir également un pan de l’économie locale fortement tournée vers l’industrie nautique, puisque notre département compte 410 entreprises dans ce secteur, employant 3800 salariés. Ainsi le port des Minimes de La Rochelle va gagner 1200 places le long du chenal du vieux port. Ce projet, dont l’aboutissement sera sans doute 2011, a un coût prévisionnel de 40 millions d’euros, et 20% des places seront vendus en amodiation. Rivedoux verra prochainement la capacité de son port portée à près de 200 places en échouage, une digue sera construite et son extremité viendra se positionner au dessus de l’existante, favorisant une entrée du port au Nord ouest abritée du clapot. Meschers pourrait bénéficier d’une extension de 4 à 500 places et la réflection de la municipalité est en cours. A La Tremblade, en plus du port-chenal, un bassin à flot sera creusé en centre ville et pourra accueillir à partir de 2012 une centaine de bateaux. Et Ars, et Saint Martin et et et….. on en parle, ça cogite, ça s’agite ! L’alternative repose sur “les ports à sec”, mais qu’entend on par port à sec, une zone d’hivernage sur terre plein plus ou moins éloigné de la mer ou un véritable équipement qui permet de stocker son bateau en rentrant de mer sur un terrain sécurisé, et de ressortir aussi bien le lendemain? Sans doute un mixage des deux, telle la zone des Minimes à La Rochelle, et ses 8o places, Rochefort 120, Ars 50. Des initiatives privées offrent 300 places à Soubise en bordure de la Charente, 100 et prochainement 300 places à Mortagne sur l’estuaire de la Gironde. Malgré ce tableau optimiste, ce sont en Charente Maritime quelques milliers de places qui manquent (1000 pour l’île de Ré déjà !) et la pression augmente de 5% par an, mais si un espace permet d’envisager un projet d’extension, les délais d’instruction, d’obstruction…de consultation des sites, de recours divers, de financement et enfin de réalisation, dix années se seront écoulées . Bon courage. Alain KERMOAL Président de l’URCAN
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